MIGUEL RIO BRANCO - PHOTOGRAPHIES 1968-1992

DU 16 SEPTEMBRE AU 6 DÉCEMBRE 2020
  • Vue de l'exposition "Miguel Rio Branco - Photographies 1968-1992" © Matthieu Samadet

  • Mexique, 1985

    Miguel Rio Branco / Magnum Photos 

  • Salvador de Bahia, 1984

    Miguel Rio Branco / Magnum Photos 

  • Vue de l'exposition « Miguel Rio Branco - Photographies 1968-1992 » © Matthieu Samadet

  • Mexique, 1985

    Miguel Rio Branco / Magnum Photos  

  • Vue de l'exposition « Miguel Rio Branco - Photographies 1968-1992 » © Matthieu Samadet

  • Rio de Janeiro, 1979

    Miguel Rio Branco / Magnum Photos 

  • Mona Lisa, Luziânia, 1974

    Miguel Rio Branco / Magnum Photos 

  • Vue de l'exposition « Miguel Rio Branco - Photographies 1968-1992 » © Matthieu Samadet

EN RAISON DE LA SITUATION SANITAIRE ET DES MESURES QUI S’IMPOSENT, NOUS SOMMES AU REGRET DE VOUS INFORMER DE LA FERMETURE DU BAL et de l’exposition DÈS CE VENDREDI 30 OCTOBRE JUSQU’À NOUVEL ORDRE. 

 

LE BAL présente le travail photographique de la première période (1968-1992) de l’artiste brésilien Miguel Rio Branco, figure majeure de l’art contemporain dans son pays, connu dans le monde entier pour ses installations et œuvres multimédia.

Figure de proue de la création contemporaine au Brésil, Miguel Rio Branco est un artiste polymorphe. À vingt ans, il étudie la photographie à New York, dont l’effervescence nourrit ses dérives poétiques et ses premières toiles. Il vit dans les quartiers pauvres du sud-est de Manhattan, l’East Village et la Bowery, où se mêlent toutes les influences. Il se lie d’amitié avec son compatriote Helio Oiticica, ouvert aux expérimentations les plus radicales. Il est aussi témoin des innovations d’un enfant des lieux, Gordon Matta Clark, qui découpe ses géométries dans des pans d’immeubles en ruine.

De retour au Brésil, Miguel Rio Branco vit successivement dans le Nordeste, avec les chercheurs d’émeraudes, puis dans le quartier du Pelourihno, à Salvador de Bahia, qui abrite alors, dans l’insalubrité, des familles déshéritées et des prostituées.
Miguel Rio Branco saisit les corps, hommes ou femmes, leur gloire ou leur fatigue, leur pudeur et leurs exhibitions, dans des cadrages volontiers serrés, où l’arrière-plan perd toute profondeur. Son regard soutient celui de ses modèles : rien n’est escamoté. Les personnages sont dos au mur. « La photographie le plus souvent oppresse ou asphyxie la réalité », dira l’artiste.

À force de s’approcher, ses images s’imprègnent d’onirisme, sans éviter le grotesque, qui déborde ou qu’elles provoquent, comme chez le dernier Goya. On a parlé, pour Miguel Rio Branco, de « réalisme exorbité » : le désastre attire l’oeil ; l’imagination n’a d’autre issue que la réalité, sa violence, son immédiateté. Les blessures sont autant d’éclats narratifs, « sans début ni fin », des images-poèmes dans les ruines du monde.

Alexis Fabry et Diane Dufour, commissaires de l’exposition

« Seul un petit nombre d’entre nous, au milieu des grands agencements de cette société, se demande encore naïvement ce qu’ils font sur le globe et quelle farce leur est jouée. Ceux-là veulent déchiffrer le ciel ou les tableaux, passer derrière ces fonds d’étoiles et ces toiles peintes, et comme des mioches cherchant les fentes d’une palissade, tâchent de regarder par les failles de ce monde. »
— Georges Bataille

Biographie

Miguel Rio Branco (né à Las Palmas en 1946) est un artiste brésilien (photographe, peintre, cinéaste et créateur d’installations multimédias) vivant et travaillant à Rio de Janeiro.
En 1966, il étudie au New York Institute of Photography et en 1968 part étudier à la School of Industrial Design de Rio de Janeiro. Entre 1970 et 1972, il travaille à New York en tant que réalisateur et chef opérateur, puis réalise dans les années qui suivent plusieurs long et court-métrages expérimentaux. Parallèlement, il commence à exposer ses photographies dès 1972.

Il devient à partir de 1980 correspondant pour Magnum Photos et son travail photographique est publié dans de nombreuses revues (Aperture, Stern, Photo Magazine).
Considérant le livre comme un support d’expression essentiel, il conçoit de nombreux ouvrages dont Dulce Sudor Amargo (Fondo de Cultura Económica, Mexico City,1985), Nakta (Fundação Cultural de Curitib, 1996), Silent Book (Cosac & Naify, 1997), Miguel Rio Branco (Aperture, 1998) et Maldicidade (Taschen, 2019).

Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles, parmi lesquelles Beauty, the Beast à l’Art Institute of Boston en 2003 ; Plaisir de la douleur à la Maison Européenne de la Photographie à Paris en 2005 ; Solo au Kulturhuset Stockholm en 2011 ; Miguel Rio Branco: Nada Levarei quando morrer au Museu de Arte de São Paulo en 2017 ainsi que Miguel Rio Branco à l’Institut Moreira Salles de São Paulo en 2020.
Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées européennes et américaines, notamment : Museu de Arte Moderna do Rio de Janeiro ; Museu de Arte de Sao Paulo ; Centre George Pompidou, Paris ; San Francisco Museum of Modern Art ; Stedelijk Museum, Amsterdam ; Museum of Photographic Arts, San Diego ; MoMA, New York.
 

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La presse en parle

« Et c’est une magnifique exposition qui s’ouvre cette rentrée, tout émaillée de cicatrices, de fissures, de regards perdus, sentiments obliques et géométries variables. […] Rio Branco va traverser des villes poreuses où hommes, femmes et lieux portent sur eux, sans rien pouvoir y faire, leurs failles comme leurs bosses apparentes. »

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« Si l’acte photographique est vécu par lui comme une expérience poétique, le regard que le brésilien porte sur le monde et sur son pays n’en est pas moins concerné par ce qui s’y passe. On ressent devant ces photos des années 1968-1992 exposées au Bal aucune fascination pour la misère mais plutôt une attention à l’usure du temps et aux blessures, qui hantent son œuvre. »

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« Elle raconte la naissance d’un regard qui révèle la beauté du négligeable, irradie le dérisoire, sublime l’insignifiant. »

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« L’artiste Miguel Rio Branco préfère capter des instantanés mystérieux et ambigus, traversés d’éclairs de lumière, où les regards se croisent et se répondent, où les corps et les costumes dessinent des formes géométriques à la limite de l’abstraction. »

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Infos pratiques

Des visites de l'exposition sont proposées gratuitement sur présentation du billet d'entrée.

Commissaires  : Alexis Fabry et Diane Dufour

Un texte inédit Le Couteau par terre, de Jean-Pierre Criqui, conservateur au service des collections contemporaines du Musée national d’art moderne, sera publié dans le livre accompagnant l’exposition (co-édité par Toluca Éditions, LE BAL et RM).

La programmation du BAL reçoit le soutien de la Ville de Paris et de la Région Île-de-France

Partenaires médias : ArtpressFrance CultureL’Œil de la PhotographiePolka MagazineSlash/

L’exposition se prolonge en Gare de l’Est avec une installation inédite de Miguel Rio Branco présentée par SNCF Gares & Connexions et LE BAL.

L’installation est produite en partenariat avec Initial labo.

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Autour de l'expo

EXPOSITION HORS LES MURS

Corps à corps de Miguel Rio Branco

Du 14 octobre au 6 décembre

Vasantha Yogananthan : Afterlife

Lancement & signature

Vendredi 18 septembre 2020 - 19h

Christopher Anderson : Pia

Lancement du livre

Jeudi 15 octobre - 19h

Encore somnolent, je déployais mes oreilles en fleur

Lancement & Lecture

Jeudi 5 novembre - 18h45 & 19h30

MIGUEL RIO BRANCO

Oeuvres Photographiques 1968-1992

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