L’effroi et l’image : représentations du désastre nucléaire

DISCUSSION
JEUDI 4 NOVEMBRE - 19H

Photogramme de la fin apocalyptique du film de Robert Aldrich, Kiss Me Deadly (1955).

Cette seconde séance du cycle, « Imaginaires nucléaires », reviendra sur la manière dont les catastrophes nucléaires depuis 1945 sont représentées par le biais d’images, empreintes et ombres, images fixes et en mouvement. Depuis les « ombres d’Hiroshima » aux reportages sur les désastres de Tchernobyl et de Fukushima que peuvent les images ? De quoi témoignent-elles ? Entre le surcroît de visibilité des explosions atomiques et l’invisibilité des radiations, c’est toute la question des limites visuelles, philosophiques et éthiques de nos représentations qui se trouve posée.

Nous tenterons de répondre à ces interrogations en compagnie de Jean-Christophe Bailly qui reviendra sur les « ombres d’Hiroshima » et leur possible et impossible dialogue avec la photographie des premiers temps. Michael Lucken questionnera les conditions et limites d’un regard photographique japonais sur la catastrophe. Olivier Schefer proposera quelques pistes de réflexion sur les imaginaires cinématographiques du désastre nucléaire à l’aide d’exemples empruntés à la série B et au cinéma expérimental.

Jean Christophe Bailly est écrivain, poète et dramaturge. Il a notamment publié  "La légende dispersée", une anthologie du romantisme allemand (10/18, 1978), Le versant animal (Bayard, 2007), L’Atelier infini (Hazan, 2007), L’Instant et son ombre (Seuil, 2008), Le Dépaysement (Seuil, 2011), Le Parti pris des animaux et La Phrase urbaine (Seuil, 2013), La Reprise et l'Éveil. Essai sur l'œuvre de Jean-Marc Cerino (Macula, 2021).

Michael Lucken est professeur à l'Institut national des langues et civilisations orientales. Historien et spécialiste de l’histoire du japon, il est l’auteur notamment de Grenades et amertume : les peintres japonais à l'épreuve de la guerre, 1935-1952 (Hermann, 2005), 1945-Hiroshima : les images sources (Hermann, 2008), Japon, l'Archipel du sens (Perrin, 2016), Le Japon grec. Culture et possession (Gallimard, 2019), dans lequel il questionne l’héritage de la Grèce antique au sein de la culture japonaise.

Olivier Schefer est professeur d’esthétique et de philosophie de l’art à l’université Panthéon-Sorbonne – Paris 1. Critique et romancier, spécialiste de l’œuvre de Novalis, dont il a traduit et édité plusieurs manuscrits posthumes, il est l’auteur d’une trilogie sur les figures de la nuit au cinéma et en littérature. Il interroge les formes de l’entropie, l’esthétique des ruines et du chaos dans l’art contemporain avec Esthétique des ruines. Poïétique de la destruction (avec Miguel Egana, P.U.R, 2015) et son dernier livre à paraitre Sur Robert Smithson.Variations dialectique (La lettre Volée, 2021). Il poursuit ces questionnements à travers des récits sur le voyage et l’écriture de la mémoire, Une Tache d’encre (Arléa, 2017), Un Seul souvenir (Arléa, 2016).

Infos pratiques

Réservation obligatoire ici
Tarif : 7 euros avec billet d’entrée pour l’exposition en cours, valable durant toute la durée de celle-ci.
Renseignements : contact@le-bal.fr

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