Mélanie Pavy

Coup de cœur du Prix LE BAL de la jeune création avec l'ADAGP

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Née en 1977. 

Après un double cursus de maîtrise en Histoire et en Ethnologie, Mélanie Pavy est pendant quelques mois assistante auprès d’Agnès Varda. Cette rencontre décisive l’oriente vers le cinéma. Elle obtient un master en réalisation documentaire puis se forme au montage, comme assistante sur les films de Claire Simon, Atiq Rahimi et Nikita Mikhalkov, avant de devenir chef-monteuse sur de nombreux films documentaires et quelques fictions.

Mélanie Pavy réalise en 2014 son premier long métrage : Cendres, (en co-réalisation avec Idrissa Guiro), sorti en salle en 2015 pour lequel elle sera pensionnaire de la Villa Kujoyama à Kyoto durant sept mois. En 2019, elle développe une thèse pratique en cinéma, au sein des écoles nationale supérieure des métiers de l'image et du son (Femis) et normale supérieure de Paris, dans le cadre du doctorat SACRe (Sciences, Arts, Création, Recherche) de l'Université Paris sciences et lettres.

Elle est nommée coup de cœur du jury pour le prix le BAL de la jeune création avec l'ADAGP en 2017 pour son projet Refuge Fukushima. Le projet de Mélanie Pavy s’articule autour d’une question à la fois archaïque et contemporaine, celle de la fin du monde humain, et questionne la possibilité de sa représentation cinématographique. Réalisé à partir de récits des habitants de la région de Fukushima, d’enquêtes et de spéculations, Refuge Fuskushima juxtapose temps et espaces, questionne les ressources de la mémoire et la nostalgie face à la disparition probable de notre monde. Le projet part d’un évènement concret à venir, la construction d’une ville japonaise dans le sud de l’Inde qui serait un refuge pour l’élite nippone en cas de catastrophe nucléaire et donc de disparition potentielle du Japon.

Depuis trois ans, elle collabore également au collectif Call It Anything qui associe scientifiques et artistes autour de la vie après la triple catastrophe de 2011 au Japon. A travers des textes, films et installations, Mélanie Pavy interroge notre capacité à penser et à mettre en récit la perte du monde

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