Ready (to be) made

BAS JAN ADER / TAIYO ONORATO / NICO KREBS
Du 30 mai au 1er septembre 2013
  • Taiyo Onorato & Nico Krebs, View 2, 2005, série The Great Unreal, FNAC 2011-0530, Centre National des Arts Plastiques

  • Pascal Martinez

  • Taiyo Onorato & Nico Krebs, Basilicata – Quarry 1, 2011, série Constructions Courtesy Aargauer Kunsthaus, Aargau

  • Pascal Martinez

  • Taiyo Onorato & Nico Krebs, Happy Ending, 2005, série The Great Unreal Courtesy RaebervonStenglin, Zurich

  • Pascal Martinez

  • Bas Jan Ader, Broken Fall (geometric), 1971 Courtesy Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam

  • Pascal Martinez

  • Fall I, 1970

    Bas Jan Ader/ Courtesy Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam

  • Pascal Martinez

  • Bas Jan Ader/ Courtesy Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam

  • Pascal Martinez

  • Pascal Martinez

À plusieurs générations d'écart, l'oeuvre de Bas Jan Ader, artiste néerlandais né en 1942 et émigré en 1963 en Californie, et celle d'Onorato & Krebs, deux artistes suissés nés en 1979 et vivant à Berlin, se répondent et se font face.

Toutes deux oscillent entre l'Ancien et le Nouveau Monde. Toutes deux activent la substance « readymade » d'un objet ou d'un corps placé devant la caméra ou l'objectif. Toutes deux convoquent la froideur de l'art conceptuel et, au même moment, l'absurdité du comique burlesque. Toutes deux cherchent l'harmonie et la trouvent, par la pauvreté des moyens. Toutes deux nous livrent des faits énigmatiques, sans cause ni conséquence, métaphores de notre passage sur terre.

Toutes deux provoquent délibérément « l'accidentellement vrai »*.

Bien sûr, me direz-vous, l'un chute tandis que les autres érigent. Et la gravité des films de l'un, dans tous les sens du terme, trouve son contrepoint dans l'apesanteur facétieuse des installations des autres. À la logique implacable du « climax » dramatique des films de Bas Jan Ader répondent les hasards heureux et à répétition d'Onorato & Krebs.

Pourtant il s'agit bien ici dans les deux cas de prendre la mesure de notre humaine condition. La fragilité de l'action en vient à révéler toute sa dimension existentielle. L'expérience du monde plutôt que son interprétation. L'absurdité du geste qui ne condamne pas, mais remet en question.

« L'absurde n'est pas le non-sens. C'est le non-sens face à quelqu’un qui demande du sens. »* 

Ou la rencontre fortuite de Marcel Duchamp avec Buster Keaton.... »
Diane Dufour

La presse en parle

« Ce qui reste si poétique, si longtemps après sa disparition – un naufrage dans l’Atlantique au cours d’une performance -, c’est la simplicité de son travail. Pas de forfanterie, même quand il tombe de haut (d’un toit, à Los Angeles), l’artiste se ramasse en beauté. »
« Poésie et humour jaillissent de ces manipulations visuelles »

* 1 « Je voudrais faire une oeuvre où j'irais dans les Alpes et parlerais à la montagne. La montagne me dirait des choses qui sont toujours et nécessairement vraies, et je lui répondrais des choses qui sont parfois et accidentellement vraies. » Bas Jan Ader

* 2 Frédéric Worms

L'exposition bénéficie du soutien de : l'Ambassade du Royaume des Pays-Bas et Prohelvetia - Fondation suisse pour la culture

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Autour de l'expo

La rencontre fortuite d'un appareil photo et d'une caméra

Cycle cinéma autour de l'exposition Ready (to be) made

du 4 juin au 20 août 2013

Quelque part entre deux mondes

Bas Jan Ader entre le romantisme et l'art conceptuel

Mardi 5 juin 2013 à 20h

Du désert au collage, du paysage altéré aux images modifiées

Conférence de Timothée Chaillou

Mercredi 12 juin 2013 à 20h

Petit abécédaire illustré de la chute

Causerie en images par Arnaud Labelle-Rojoux

Mercredi 26 juin 2013 à 20h

Aura

Performance de Peter Miller

Mercredi 10 juillet 2013 à 20h

La photographie depuis Les Américains de Robert Frank

Conférence de Kevin Moore

Mercredi 19 juin 2013 à 20h

Raise the bar

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