Antoine d'Agata / Anticorps

Du 24 janvier au 14 avril 2013
  • Pascal Martinez

  • Antoine d’Agata - Magnum photos / Courtesy Galerie Les filles du calvaire

  • Pascal Martinez

  • Antoine d’Agata - Magnum photos / Courtesy Galerie Les filles du calvaire

  • Pascal Martinez

  • Antoine d’Agata - Magnum photos / Courtesy Galerie Les filles du calvaire

  • Antoine d’Agata - Magnum photos / Courtesy Galerie Les filles du calvaire

  • Antoine d'Agata

Antoine d'Agata investit LE BAL en ce début 2013, dix ans après sa première exposition marquante à la galerie VU.

Dix ans de plus pour une œuvre qui ne compte finalement que vingt années derrière elle.

Dix ans de confrontation, d’immersion toujours plus radicale dans l’épaisseur du monde, ses plaies béantes et ses marges incandescentes.

Dix ans d’une lente mutation de son langage vers plus d’abstraction, plus de noirceur, plus d’épure, sans inflexion dans l’exigence qu’il adresse à son œuvre, qu’il s’adresse à lui-même.

Une exigence de vie, de temps, un engagement face à la violence du monde qui l’obsède et le traverse.

Fannie Escoulen et Bernard Marcadé se sont plongés dans un corpus d’images de dizaines de milliers d’images, et de textes aussi. Avec Antoine d’Agata, ils ont pris à bras le corps une matière foisonnante, sédiments infinis de situations provoquées et de scénarios fortuits, une mine inépuisable dans laquelle il a fallu tailler.

L’installation au BAL rend compte de l’ampleur de l’œuvre, des enjeux qui la fondent et de la position d’un homme qui va donner à l’expérience extrême de lui-même et de l’autre un pouvoir de révélation. Cette dérive assumée, consciente, délibérée, ultime dispositif de résistance, donne naissance à l’œuvre pour ne faire qu’un seul et même objet, cet objet-corps qu’il utilise pour dire l’aliénation contemporaine.

L’innombrable, l’indicible, la stupeur, l’extase, le mutisme, de telles figures trahissent le rapport que l’œuvre d’Antoine d’Agata entretient avec la mort, cette limite à laquelle il s’adresse et contre laquelle il est dressé.

« Le monde d'Antoine d'Agata est un monde de flux, flux d'images, de matières, de sensations et de sentiments... Chaque image est une manière d'arrêt, de coupure dans un continuum de sensations, dans un écoulement sans fin de vie, d'émotions, de gestes, de situations... Les photographies d’Antoine d’Agata sont en ce sens au plus loin du monde pornographique. Elles en sont même, au travers de leur crudité et de leur violence, la critique explicite. Face à la pornographie économique, sociale et médiatique de notre monde contemporain, seule la « propagande par le fait » d’actes insensés est susceptible de fomenter de nouveaux troubles, c’est-à-dire de créer de nouvelles situations. » -Bernard Marcadé

« N'est valide qu'un art nuisible, subversif, asocial, athéiste, érotique et immoral, antidote à l'infection spectaculaire qui neutralise les esprits et distille la mort »

-Antoine d'Agata

Autour de l’exposition, des rencontres, débats, performances, lectures… afin d’éclairer cette œuvre dense, nourrie de nombreuses références - littéraires, philosophiques, esthétiques - et des passeurs aussi, qui témoigneront de leur rencontre avec Antoine d’Agata. Enfin, un cycle de cinéma, proposé par un autre compagnon de route, Philippe Azoury, invitera à découvrir un univers cinématographique commun avec Antoine d’Agata.

La presse en parle

« L’exposition d’Antoine d’Agata au BAL n’est pas une exposition, c’est un flot d’images qui vous arrive en pleine figure »
« Au Bal, dix ans après son exposition à la galerie Vu, Antoine d'Agata brouille à nouveau la représentation rituelle avec « Anticorps », manifeste en deux unités de lieu, qui implose la photographe dans son histoire même, et dans son esthétique, proche du vertige. »
« La photographie est pour moi un art de la guerre sociale dont les fondements philosophiques seraient le chaos, l’incohérence et la violence, mais dont la discipline requiert intransigeance et patience »
« With the exhibition "Anticorps, Le Bal shows the work of Antoine d'Agata under the form a monumental installation. [...] What we’ve understand, glancing at this large sewn panorama, are the underlying concerns of d’Agata’s work that show an obsessional quest: depicting the human rottenness, making art and living from it. »

Commissaires : Fannie Escoulen et Bernard Marcadé

L'exposition Anticorps d'Antoine d'Agata est co-produite avec FOTOMUSEUM (Den Haag) et FORMA (Milan).

Également présentée à La Térmica à Málaga en Espagne du 5 novembre 2015 au 5 février 2016.

L'exposition bénéficie du soutien technique des laboratoires PICTO, CIRCAD, PLASTICOLLAGE, FOT Imprimeurs.

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Autour de l'expo

Éclaboussements

Cycle cinéma autour de l'exposition ANTICORPS

Du 15 janvier au 16 avril 2013

Peuple pédé poème / En souvenir de Pier Paolo Pasolini

Lecture de Stéphane Bouquet

Mercredi 6 février 2013 à 20h

Tijuana Carne Viva

Projection de Jean-Charles Hue

Mercredi 13 février 2013 à 20h

De la poésie à la psychanalyse, et retour

Rencontre avec Rafael Garido et Hervé Castanet

Mercredi 27 février 2013 à 20h

Antoine d'Agata : s'agit-il encore de photographie?

Conférence de François Cheval

Mercredi 27 mars 2013 à 20h

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