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DÉBAT MEATYARD/AKERMAN

Le mercredi 30 mars 2011 20h

© Ralph Eugene Meatyard, Courtesy Fraenkel Gallery

Débat animé par Corinne Diserens, commissaire d’exposition

 

Entrée libre, sur réservation : contact@le-bal.fr

Discussion autour de L’album de famille de Lucybelle Crater de Ralph Eugène Meatyard (1970-1972) et du film Jeanne Dielman, 23 quai du commerce, 1080 Bruxelles de Chantal Akerman, avec :

 

Catherine David : commissaire d’exposition. Anciennement conservatrice du Musée national d’art moderne, du Jeu de Paume, du Centre d’art contemporain Witte de With, directrice de la Documenta X, à Cassel. Ses expositions Ses expositions posent souvent la question du format et du mode de (re)présentation.

 

Claude Rabant : psychanalyste et philosophe français, il a confondé le Cercle freudien en 1982 et dirigé, de 1983 à 1989, la revue Patio et, de 1992 à 1997, la revue internationale de psychanalyse Io. Il est également l'auteur d’Inventer le réel (Denoël, 1992) et de Métamorphoses de la mélancolie (collection Psychanalyse, Éditions Hermann, 2010).

 

Suzanne Lafont : photographe et plasticienne dont le travail se base sur l’idée que l’appareil photographique ne sert pas à enregistrer des faits, dans un idéal scientifique d’objectivité, mais révèle les images comme issues d’un processus de fabrication et d’élaboration culturelle. Son travail procède par séries pour donner à voir ce processus.

 

L’album de famille de Lucybelle Crater : réalisé durant les deux dernières années de R.E. Meatyard, la série se compose de 64 portraits de « Lucybelle Crater", personnage incarné par l’épouse de R.E. Meatyard, Madelyn, qui se cache derrière un masque de vielle femme. A ses côtés, d’autres membres de la famille ou amis du couple sont reconnaissables derrière un masque semi-transparent qui vieillit leurs traits. La séquence et la structure de la série ressemblent à un album de famille classique mais présentant une anomalie : tous les protagonistes portent le même nom, « Lucybelle Crater ».

 

Jeanne Dielman, 23 quai du commerce, 1080 Bruxelles : réalisé en 1975, ce film a pour sujet le quotidien à horaire fixe d'une ménagère Bruxelloise, mère d'un garçon de seize ans, veuve et encore jeune, qui se prostitue, sur rendez-vous, chez elle. « Premier chef-d'œuvre au féminin de l'Histoire du cinéma », selon le journal Le Monde), Jeanne Dielman a influencé l’œuvre de nombreux cinéastes, tels que Gus Van Sant ou Todd Haynes.