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La rencontre fortuite d’un appareil photo et d’une caméra

© Gary Beydler, Pasadena Freeway Stills, 1974

Une programmation de Christophe Bichon et Emmanuel Lefrant (Light Cone*), au cinéma des cinéastes

Un lien mystérieux semble exister entre l’œuvre filmique de l'artiste hollandais Bas Jan Ader et l’œuvre des plasticiens suisses Taiyo Onorato et Nico Krebs. Un lien indicible, d’ordre surréaliste, que ne renierait pas la méthode d’analyse paranoïa-critique dalinienne : « L'Angélus de Millet beau comme la rencontre fortuite, sur une table de dissection, d'une machine à coudre et d'un parapluie ». Ce lien est peut-être là, caché dans le mystère des images. Images en mouvement, qui interrogent et troublent, dans le cas de Bas Jan Ader. Images fixes, qui perturbent la réalité, dans le cas de Taiyo Onorato et Nico Krebs.

 

Les films présentés lors de ce cycle (montrés en quasi-totalité dans leur format d'origine en 16 mm), font écho aux travaux des trois artistes exposés au BAL et aborderont tour à tour des thématiques ou des concepts dont le cinéma expérimental s'est lui aussi emparé. En premier lieu, la question des corps qui chutent et de la lutte contre la gravité universelle, à l'image de l’insaisissable objet en chute libre dans Hand Catching Lead de Richard Serra. Ensuite, l'infinie diversité des stratégies de détournement visuel et sonore inventées par les cinéastes expérimentaux via l'usage de faux-semblants ou de simulacres, autant de masques pour montrer que le cinéma est souvent autre que ce qu'il prétend être.

 

Enfin, dans le prolongement de l’œuvre de Bas Jan Ader, qui se met en scène en mettant en danger son propre corps – un motif qui traverse toute l’histoire de l’art vidéo et de la performance (comment ne pas songer aux actionnistes viennois, au Body Art, à Gina Pane, à Michel Journiac, à Stelarc…) – des films qui explorent encore et toujours cette question, des films placés sous le signe de la tension et de la fragilité.

PAS DE CHUTE SANS GRAVITÉ Mardi 4 juin – 20 h  

With nature there are no special effects, only consequences, Flatform 2007 / vidéo / coul / son / 2' 03

 

Terminal City,

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ECLABOUSSEMENTS

UNE PROGRAMMATION DE PHILIPPE AZOURY

Du 15 janvier au 16 avril 2013


À l’occasion de l’exposition ANTICORPS d’Antoine d’Agata, le cycle de cinéma du BAL hors les murs change de format. Quatre séances en soirée, un mardi par mois, au Cinéma des Cinéastes, seront proposées par Philippe Azoury, journaliste et critique de cinéma.

 

Quatre soirs. Quatre rendez-vous, dans le prolongement des situations qu’explore la photographie d’Antoine d’Agata.

 

Quatre programmations de films, documentaires, films expérimentaux, qui, à leur tour, iront à la rencontre des zones aberrantes du monde, et par-delà l’aberration, dévisageront la cruauté, affronteront la douleur.

 

Le cinéma coule autrement qu’une photographie. Il est né sous une autre durée. Le temps du film est à la fois toujours trop étiré si on le compare à l’éblouissement cruel de

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L’ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE DE LA PHOTOGRAPHIE D’ARLES & LE FILM

Du 15 au 22 décembre 2012

© Edith Roux, Sous silence, 2011, 16’

PROJECTIONS AU CINÉMA DES CINÉASTES

A l'occasion de l'exposition CEUX QUI ARRIVENT, LE BAL propose deux séances de découverte de films d’anciens étudiants de l’Ecole nationale supérieure de la photographie d’Arles.

Lumière sur la production filmique de cette école dédiée à l'image fixe (et parfois en mouvement).

SAMEDI 15 DÉCEMBRE À 11H

 

Projections de :

Pascal Martinez, Et après ?, 2000-2012 (11 vidéos)

Emilie Poisson, Pique et pique, 2002, 3’14

It’s a story about a tree,

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D’UN MONDE, L’AUTRE

Du 22 septembre au 08 décembre 2012

© Mark Lewis, Rush Hour

UNE PROGRAMMATION DE FILMS DOCUMENTAIRES ET EXPÉRIMENTAUX AUTOUR DE L’EXPOSITION PAUL GRAHAM

Les séances ont lieu au Cinéma des cinéastes tous les samedis matin à 11h.

Billet séance : 6 euros

Billet séance + exposition au BAL : 9 euros

Pass Cycle Complet (7 programmes): 30 euros

 

Une programmation d'Anne Marquez

 

Cette programmation, volontairement éclectique, souhaite ouvrir plusieurs pistes autour de l’œuvre photographique de Paul Graham, à travers des films britanniques contemporains de Beyond Caring, des morceaux choisis du cinéma d’avant-garde ou des formes expérimentales récentes se saisissant de la ville et de toutes ses possibilités plastiques, en écho à The Present.

PROGRAMME 1 : KEN LOACH, DU Côté du documentaire engagé

Which side are you on?, Ken Loach, 1984, 53’ (VOSTF)

Avec Which side are you on?, documentaire consacré à la longue et

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LOOKING AT BRITAIN

Du 22 mai au 28 juillet 2012

Byker, Amber Films

LA SOCIETE BRITANNIQUE A TRAVERS SON CINEMA DOCUMENTAIRE

Les séances ont lieu au Cinéma des cinéastes tous les samedis matin à 11h.

Billet séance : 6 euros

Billet séance + exposition au BAL : 9 euros

Pass Cycle Complet (7 programmes): 30 euros

 

Une programmation de Michael Temple, Birkbeck, Université de Londres.

 

Le cinéma britannique est méconnu en France. Le cinéma documentaire est méconnu partout. A ces deux – déjà très bonnes – raisons pour faire une programmation autour du cinéma documentaire britannique, s’ajoute une troisième, l’occasion que présente l’exposition du photographe anglais Chris Killip mis à l’honneur au BAL.

 

Le travail de ce dernier se distingue par un esprit de recherche sociale et un souci éthique de représenter la vie quotidienne des classes populaires sans en faire de simples « sujets » ethnographiques. En même temps, Killip est un artiste faisant preuve d’une haute exigence formelle, inspiré par le désir d’un rendu plastique à la hauteur de la splendeur du réel. Or ce sont exactement ces qualités éthiques et esthétiques que nous trouvons dans le documentaire britannique. Car le documentaire doit être autant un terrain d’exploration formelle et d’expérimentation technique, qu’un outil d’investigation socioculturelle et parfois un instrument d’expression politique.

 

Les deux premiers programmes représentent respectivement les années 1930-1940 – période identifiée avec « l’école de Grierson » comme on l’appelle parfois dans les manuels d’histoire

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ÉCLATS ET SOUBRESAUTS D’AMÉRIQUE LATINE

© Carmen Castillo – Rue Santa Fe - 2007

CYCLE PROGRAMMÉ PAR OLIVIER HADOUCHI (CRITIQUE DE CINÉMA ET ECRIVAIN), A L'OCCASION DE L'EXPOSITION FOTO/GRÁFICA AU BAL

 

 

Les séances ont lieu au Cinéma des cinéastes tous les samedis matin à 11h.

Billet séance : 6 euros

Billet séance + exposition au BAL : 9 euros

Pass Cycle Complet (7 programmes): 30 euros

 

 

" Un cinéma qui se fait complice du sous développement est un sous-cinéma ", proclamait l’Argentin Fernando Birri dès 1962. Les meilleurs cinéastes latino-américains des années soixante et soixante-dix furent souvent les plus engagés dans les combats politiques de leur temps pour la libération et pour le changement social,voire révolutionnaire.

 

" Il faut découvrir, il faut inventer " écrivaient Fernando Solanas et Octavio Getino en 1969, dans leur manifeste Vers un troisième cinéma. Ce texte essentiel dialoguait avec le Che, Godard, Marker, la pensée émancipatrice en Amérique latine, et le groupe Newsreel aux États-Unis. Plusieurs autres grands cinéastes latino-américains sont aussi auteurs de textes théoriques et de manifestes, citons ceux de Fernando Birri (Argentine), de Glauber Rocha (Brésil), de Julio García Espinosa (Cuba) et Jorge Sanjinés (Bolivie).

 

Ce panorama, en écho à l’exposition du BAL, FOTO/GRÁFICA, accorde une attention particulière à ces films de rupture, ces oeuvres parfois fragiles, imprégnées d’intensité, d’urgence et d’inventivité. Ces travaux d’avant-garde ont d’abord suscité rejets et censures (Basta d’UgoUlive, L’Heure des brasiers de Solanas, Coffea Arábiga de Nicolás Guillén Landrián...), avant d’être reconnus comme des oeuvres phares.

 

Plus on approche l’époque contemporaine, plus on sent la marque de l’exil dans un contexte de répression et d’érosion du modèle révolutionnaire. Le regard des cinéastes a évolué, certes, mais il demeure toujours attentif aux questions sociales (La virgen Lupita d’Ivonne Fuentes) et culturelles (Carnavales en Potosí de Gabriela Zamorano). Si l’heure n’est plus à la révolution et à la guérilla, il s’agit pour ces cinéastes de préserver la mémoire de ces luttes et des terribles répressions des années soixante-dix (Rue Santa Fe de Carmen Castillo, Granada de Graciela Taquini) et de contribuer à la réinvention, à la vitalité du cinéma et d’un monde en mutation.

 

Olivier Hadouchi

 

 

 

La programmation s'articule en sept programmes :

 

01 LE VISAGE DE LA JUSTICE  

Juizo (Behave), Maria Ramos,90’-2007-Brésil

Documentaire hybride sur la justice au

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LA GÉOGRAPHIE ÇA SERT, D’ABORD, À FAIRE LA GUERRE

© Daniel Eisenberg, Persistence

Titre emprunté à l'opus éponyme du géographe Yves Lacoste, paru en 1976

 

CYCLE PROGRAMMÉ PAR KANTUTA QUIRÓS & ALIOCHA IMHOFF (LE PEUPLE QUI MANQUE), A L'OCCASION DE L'EXPOSITION TOPOGRAPHIES DE LA GUERRE AU BAL

 

 

Les séances ont lieu au Cinéma des cinéastes tous les samedis matin à 11h.

Billet séance : 6 euros

Billet séance + exposition au BAL : 9 euros

Pass Cycle Complet (7 programmes): 30 euros

 

 

" Ce cycle de projections s'attache aux nouvelles modalités visuelles de la guerre, à l'interstice entre imagianires géographiques et politiques de la représentation.

 

Dans son essai géopoétique, Territoire perdu, le documentariste Pierre-Yves Venderweerd montre la nécessité d'une connaissance topologique du désert, pour les visées stratégiques d'une guerre de basse intensité au coeur du Sahara Occidental.

 

Après le 11 septembre, le géographe canadien Derek Gregory identifiait un "tournant culturel" dans l'imaginaire militaire américain, entre culture de la simulation et recours accru de l'état-major aux sciences sociales (anthropologie, linguistique, etc.). Supposé accroître et affiner la connaissance du terrain et diminuer la létalité des conflits déclarés au Moyen-Orient et en Asie Centrale, ce tournant culturel arborait une coloration qui se présentait comme "humaniste".

 

Pourtant, avec ce qu'il qualifie, à la suite du théoricien post-colonial Edward Saïd, de géographies imaginatives, Gregory distinguait plutôt autant de stratégies qui produisent de la différence culturelle et la transforment en distance irréductible, rendant acceptable et légitime la conduite des conflits.

 

L"espace apparaît alors non pas seulement comme une donnée figée, mais comme une construction idéologique et une fabrique d'altérité ; la géographie révèle son usage politico-militaire."

 

Kantuta Quirós & Aliocha Imhoff / Le peuple qui manque

 

 

 

La programmation s'articule en sept programmes :

 

01 TERRITOIRE PERDU  

Territoire perdu, Pierre-Yves Vandeweerd, 80', 2010, France

Traversé par un mur de 2400 km

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IDENTITÉS JAPONAISES

Du 04 juin au 30 juillet 2011

© Shohei Imamura, L’histoire du Japon d’après-guerre racontée par une hôtesse de bar, 1970

A l'occasion d'une saison Japonaise au BAL

En partenariat avec le Cinéma des cinéastes, voisin du BAL (7, avenue de Clichy), LE BAL a invité Philippe Azoury, critique de cinéma, à imaginer un cycle inédit de films, qui prolonge l’expérience de l’exposition. 7 « ovnis », oeuvres majeures ou peu connues du cinéma japonais historique et contemporain : films documentaires, fictions, oeuvres expérimentales, films d’artistes…

 

Les séances ont lieu au Cinéma des cinéastes tous les samedis matin à 11h.

Billet séance : 6 euros

Billet séance + exposition au BAL : 8 euros

 

"Traquer son identité. L’interroger. La confronter à la nation, aux maîtres, à toutes les influences susceptibles de la déplacer, la faire changer, la bousculer. Se voir dans le regard de

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VIES DE FAMILLE

Du 18 janvier 2010 au 16 avril 2011

© Les fères Maysles, Greys Gardens, 1975, 100'

AU CINÉMA DES CINÉASTES

Autour de l’exposition Cinq étranges albums de famille, la programmation du deuxième cycle a été réalisée par Fannie Escoulen, Isabel Pagliai, Eugenio Renzi avec l'amicale complicité de Javier Packer-Comyn


« Familles, je vous hais ! disait Gide. Disons plus simplement, à deux lettres près : Familles, je vous ai» . (Hervé Bazin)


Séance : 6 euros

Séance + exposition au BAL : 8 euros

Pass cycle complet (7 programmes) : 30 euros

Dedication

Mark Raidpere, 2008, 9’

 

Avec Dedication, Mark Raidpere fixe un portrait vidéo ,de ses parents qui n’est pas sans rappeler la composition des Époux Arnolfini, tableau

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ANONYMES, USA

Du 23 septembre au 18 décembre 2010

'X+', Marylene Negro, 2010

AU CINÉMA DES CINÉASTES


Autour de l’exposition Anonymes, la programmation du premier cycle a été réalisée par Pascale Cassagnau, historienne, critique d’art, inspectrice de la création au CNAP , et Nicole Brenez, maître de conférence à Paris-III , programmatrice à la Cinémathèque française.


Un billet jumelé « film + exposition » offrira un tarif incitant aux allers-retours entre les deux sites.


Samedi 18 décembre à 11H

X+

Marylène Negro, 2010, 101’

Sans relâche le cinéma enregistre des silhouettes, des groupes, des foules, des masses – passants fugitifs

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