Ponte City

Mikhael Subotzky & Patrick Waterhouse
Du 23 janvier au 20 avril 2014
  • Mikhael Subotzky & Patrick Waterhouse, Ponte City, 2008-2013

    Magnum Photos

  • Pascal Martinez

  • Mikhael Subotzky & Patrick Waterhouse, Ponte City, 2008-2013

    Magnum Photos

  • Pascal Martinez

  • Mikhael Subotzky & Patrick Waterhouse, Ponte City, 2008-2013

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  • Pascal Martinez

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LE BAL présente le dernier projet du photographe sud-africain Mikhael Subotzy en duo avec Patrick Waterhouse : L'épopée visuelle sur quatre décennies de la tour qui domine Johannesburg, Ponte City

Symbole de la prospérité de Johannesbourg au temps de l’apartheid et de la domination blanche, puis de l’effondrement du cetre-ville dans les années 90 et enfin du renouveau multi-ethnique en ce début de XXIe siècle, Ponte City incarne depuis 1975 les aspirations et failles de la société sud-africaine.

Pendant cinq ans, Mikhael Subotzky et Patrick Waterhouse ont mené une enquête sur les visages multiples et parfois contradictoires de la tour.

Par l’accumulation de signes, leur travail s’est ainsi constitué par touches, par strates pour s’inscrire dans le tout d’un long processus. Point d’aboutissement de cette immersion, l’exposition confronte plusieurs récits : données historiques (plans, brochures, coupures de presse...), typologies d’éléments architecturaux sur les 54 étages , images abandonnées dans les appartements par des migrants de passage, personnages qui donnent une voix au bâtiment, scènes poétiques de la vie quotidienne.

-Diane Dufour

 

« Ponte City domine l’horizon de Johannesburg. Imperturbablement. Avec ses 54 étages, cet immeuble sur Berea Ridge est devenu l’icône de la ville qu’il surplombe.

L’histoire de cette tour a connu des hauts et des bas vertigineux. Conçue pour loger une clientèle blanche raffinée au temps glorieux de l’apartheid, elle devient, pendant la transition sud-africaine au début des années quatre-vingt-dix, le refuge de noirs issus des townships ou des zones rurales et d’immigrants venus de toute l’Afrique. Puis commence une irrémédiable période de déclin.

Au tournant du siècle, elle est le symbole de la dégradation urbaine à Johannesburg, épicentre de la criminalité, de la prostitution et du trafic de drogue.

En 2007, des promoteurs expulsent la moitié des locataires, vident les appartements désertés et rénovent quelques appartements-témoins, mais cette tentative de relancer Ponte s’effondre dans les méandres de la crise financière de 2008.

C’est à cette époque que Mikhael Subotzky et Patrick Waterhouse commencent à travailler à Ponte. Ils rencontrent les habitants, documentent la vie dans l’immeuble à moitié vide. Attentifs aux éléments structurels du bâtiment, Subotzky et Waterhouse photographient chaque porte et la vue de chaque fenêtre. Ces typologies, établies selon l’ordre exact des étages, trouvent un contrepoint aléatoire et fragile dans les papiers, images et autres débris, collectés dans les appartements à l’abandon.

Les perceptions de Ponte ont toujours été extrêmes: positives ou négatives, elles ont été pareillement exagérées.

Saluée au moment de son érection comme un véritable exploit architectural et l’incarnation du rêve moderniste, la tour sera bientôt conspuée comme lieu de suicides et dépôt d’ordures.

Aujourd’hui, la vie continue à Ponte, avec son lot de faits ordinaires et extraordinaires, comme n’importe où ailleurs. Mais le bâtiment reste le support de projections contradictoires : point de focalisation des rêves et des cauchemars de la ville, vu comme un refuge ou une monstruosité, un lieu idyllique ou dystopique. Un paratonnerre captant les espoirs et les peurs de toute une société. »

-Ivan Vladislavic

Le livre, PONTE CITY, publié par Steidl, accompagne l'exposition.

La presse en parle

« The life of skyscraper »
« Il s'agit pour les artistes d'être là, au coeur de l'action et dans les coulisses, non pas figurants mais témoins d'un réel qu'ils questionnent et épuisent jusqu'à satisfaction, peut-être dans la perspective que soient relevées les erreurs passées. [...] Le moment décisif cher à Henri Cartier Bresson parait ici d’un autre siècle »
« Sur les murs, l’unité visuelle des protes et des fenêtres, la répétition à l’infini des mêmes motifs donne le tournis. De quoi prendre la mesure ou plutôt la démesure d un bâtiment qui, depuis sa construction en 1975, s'est voulu bien plus qu'un gratte-ciel un symbole un porte-drapeau le lieu de convergence de toutes les utopies et fantasmes de la société sud-africaine »

Le projet Ponte City a reçu le prix de la découverte des Rencontres Internationales d’Arles en 2011 

Exposition co-produite avec le FOMU (Anvers) avec le soutien de Champagne Henriot.
En collaboration avec la Goodman Gallery (Cape Town) et Magnum Photos.

 

Le Bal remercie vivement : Le FoMu, Les Editions Steidl, Goodman Gallery, Subotzky Studio, Waterhouse Studio, The Walther CollectionThe Goethe-Institut, Fabrica.

Partenaires médias : France Culture, Artpress, Parisart, Polka, TimeOut Paris.

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Autour de l'expo

(dé)constructions

Cycle cinéma autour de l'exposition Ponte City

Du 28 janvier au 15 avril 2014

DISCUSSION AVEC ROSÂNGELA RENNÓ ET JACINTO LAGEIRA

A01 [COD.19.1.1.43] - A27 [S | COD.23]

Vendredi 24 janvier 2014 à 20h

LECTURE POUR DES TRAVERSÉES PARIS / JOHANNESBURG

PAR SONIA EMMANUEL ET DENIS HIRSON

Jeudi 6 février 2014 - 20h

Mikhael Subotzky, le voyeur archiviste

Rencontre avec Simon Njami

Jeudi 13 février 2014 - 20h

On board

Projection-hommage à Jérôme Brézillon

Mercredi 5 mars 2014 - 20h

When Harmony went well

Rencontre avec Sammy Baloji

Jeudi 20 mars 2014 - 20h

Aller plus loin